Napoléon 1er n°88 : Napoléon stratège

A la une du numéro 88 de Napoléon 1er magazine (mai/juin-juillet 2018)
Napoléon stratège

Par les nombreux enseignements reçus dans les écoles militaires mais aussi à travers les livres de stratégie qu’il lut tout au long de sa formation, Napoléon fut l’un des meilleurs disciples des penseurs militaires du XVIIIe siècle. Cependant, malgré l’héritage des chefs de l’Antiquité tout autant que des tacticiens des décennies précédentes, il parvint à se détacher d’une pesante tradition pour innover sur le champ de bataille. Attendant le moment opportun, il surprit chacun des ses adversaires pour mieu … Lire la suite

Les Français à Corfou de 1807 à 1814

Jeune général, Bonaparte s’intéresse déjà aux îles Ioniennes auxquelles il attribue, à juste titre, une grande importance stratégique. Il écrit même au Directoire exécutif : « Les îles de Corfou, de Zante et de Céphalonie sont plus intéressantes pour nous que toute l’Italie. »

Fait par Vincent Rolin / Historien

Au cours de la Première campagne d’Italie, un contingent français, sous la conduite du général Antoine Gentili, débarque dans les îles Ioniennes le 27 juin 1797. Un peu plus tard, le traité de Campo-Formio du 17 octobre attribue ces anciennes dépendances vénitiennes à la République fran … Lire la suite

Élisa et Caroline mobilisées pour l’éducation des filles

Très vite, Élisa et Caroline Bonaparte comprennent qu’à leur époque, sans instruction, à moins d’être une rare beauté, une femme est condamnée à une existence morne et languissante dans l’ombre de son père, de son frère ou de son mari. Pour elles, qui ont bénéficié d’une excellente éducation – étape indispensable avant d’espérer s’imposer dans un monde d’hommes –, c’est une situation intolérable.

Fait par Marie Petitot / historienne

En juillet 1805, Élisa prend possession de la principauté italienne de Lucques. « Bien que les décrets soient signés au nom du prince [son mari], en substance c’es … Lire la suite

Le docteur François Ribes : chirurgien de la 1re division d’ambulance dite du champ de bataille

La consultation des états des service de François Ribes, certifiés en 1824 par Larrey et Yvan, et sur lesquels on note vingt batailles, dix-sept combats et trois sièges, interpelle. La lecture de son propre témoignage publié en 1845 sous le titre de Coup d’oeil rapide sur le service de santé de la maison de l’Empereur, à la suite de la Grande Armée, confirme l’intérêt de compléter la biographie de ce personnage peu connu, malgré ses hautes fonctions dans l’ombre des Larrey, Percy, Yvan.

Fait par Docteur Benoit Vesselle / membre de la Société française d’histoire de médecine

Ribes est né à Bagn … Lire la suite

L’armée autrichienne de 1796 à 1815

L’armée autrichienne est placée sous le haut commandement d’une sorte de grand état-major pour les armées en campagne, qui a la réputation d’avoir une action gênante sur celles-ci et perdure cependant jusqu’à sa dissolution en 1848. À l’époque de la Révolution française, le Hofkriegsrat constitue donc le commandement suprême. Il comprend un président, un vice-président et trois à six généraux comme conseillers. On compte alors dans cette armée treize feld-maréchaux (commandants en chef), dix-huit feldzeugmeister (généraux de cavalerie), soixante-dix-neuf feldmaréchaux lieutenants (généraux de Lire la suite