Élisa et Caroline mobilisées pour l’éducation des filles

Très vite, Élisa et Caroline Bonaparte comprennent qu’à leur époque, sans instruction, à moins d’être une rare beauté, une femme est condamnée à une existence morne et languissante dans l’ombre de son père, de son frère ou de son mari. Pour elles, qui ont bénéficié d’une excellente éducation – étape indispensable avant d’espérer s’imposer dans un monde d’hommes –, c’est une situation intolérable.

Fait par Marie Petitot / historienne

En juillet 1805, Élisa prend possession de la principauté italienne de Lucques. « Bien que les décrets soient signés au nom du prince [son mari], en substance c’es …

Le docteur François Ribes : chirurgien de la 1re division d’ambulance dite du champ de bataille

La consultation des états des service de François Ribes, certifiés en 1824 par Larrey et Yvan, et sur lesquels on note vingt batailles, dix-sept combats et trois sièges, interpelle. La lecture de son propre témoignage publié en 1845 sous le titre de Coup d’oeil rapide sur le service de santé de la maison de l’Empereur, à la suite de la Grande Armée, confirme l’intérêt de compléter la biographie de ce personnage peu connu, malgré ses hautes fonctions dans l’ombre des Larrey, Percy, Yvan.

Fait par Docteur Benoit Vesselle / membre de la Société française d’histoire de médecine

Ribes est né à Bagn …

L’armée autrichienne de 1796 à 1815

L’armée autrichienne est placée sous le haut commandement d’une sorte de grand état-major pour les armées en campagne, qui a la réputation d’avoir une action gênante sur celles-ci et perdure cependant jusqu’à sa dissolution en 1848. À l’époque de la Révolution française, le Hofkriegsrat constitue donc le commandement suprême. Il comprend un président, un vice-président et trois à six généraux comme conseillers. On compte alors dans cette armée treize feld-maréchaux (commandants en chef), dix-huit feldzeugmeister (généraux de cavalerie), soixante-dix-neuf feldmaréchaux lieutenants (généraux de

L’arrestation de Buonaparte à Nice

Le 11 juillet 1794, Buonaparte part de Nice en direction de Gênes. Il est accompagné de son jeune frère Louis, lieutenant, du capitaine Marmont, du lieutenant Junot, aide de camp provisoire, du capitaine Talin et du chef de bataillon Songis des Courbons, un artilleur qui deviendra lui aussi général. Arrivé à Loano le 25 messidor an II (13 juillet 1794), il fait la rencontre de Ricord.

Fait par Alexandre Gourdon / historien, membre du Souvenir napoléonien

Jean-François Ricord, député du Var à la Convention, est représentant du peuple à l’armée d’Italie depuis le 21 juillet 1793. À ce titre, il …